Après « Ce jour où … L’équipe de tournage m’a oublié », voici un nouvel épisode de la folle saga qui retrace les moments forts de mon quotidien. Dans « Ce jour où … J’ai écrit un film », je vous raconte comment je me suis retrouvée comme co-scénariste sur un projet de long-métrage.

D’ailleurs, le titre serait plus juste si j’écrivais : Ce jour où … on m’a proposé de corriger un scénario déjà écrit pour convaincre un distributeur mais … Petit 1 : Google m’aurait dit d’aller me faire voir aux pays des dictées de Bernard Pivot pour n’avoir pas su trouver un titre plus court. Petit 2 : C’est plus explicatif mais on comprend pas grand chose et enfin Petit 3 : Vous n’auriez sûrement jamais cliqué sur l’article pour le lire. Alors que là vous êtes en train de vous dire que soit cette nana est une grosse mytho, soit elle devient intéressante parce qu’elle fait enfin des trucs cool. Parce que oui c’est pas facile de devenir comédienne mais parfois la vie nous réserve de belles surprises et il m’arrive aussi de faire des trucs super cool !

Bon je vous raconte ?

Avertissement : Dans l’histoire qui va suivre, les prénoms des personnages ont volontairement été modifiés pour ne pas nuire à leur carrière.

Début décembre, je suis invitée à une lecture de scénario avec d’autres comédiens. Je sais pas trop en quoi ça consiste, il fait froid dehors, j’ai pas franchement envie d’y aller. En même temps c’est ça ou rester dans mon canapé à mater un épisode (ou cinq) de Modern Family. Comme je suis plutôt partisane du « J’ai rien à perdre, plutôt tout à y gagner », je me rends dans les bureaux du scénariste pour honorer notre rendez-vous. L’accueil est chaleureux. Je prends place autour d’une petite table carrée avec un café allongé pour me réchauffer. Je fais la connaissance des autres comédiens venus pour la même chose que moi et nous écoutons avec attention le pitch du scénariste que nous appellerons George.

George écrit actuellement un scénario de long-métrage pour le cinéma pour lequel plusieurs acteurs français ont déjà dit oui. Problème : l’actrice fétiche de George, le scénariste qui est aussi le réalisateur du film, ne veut pas du premier rôle parce que le scénario ne lui plait pas. Moi déjà dans ma tête, je me dis : « C’est qui cette bitch qui se prend pour Sharon Stone ? Je le prends moi le rôle ! », mais je continue d’écouter bien sagement. Après tout, c’est pas pour ça qu’on me demande mon avis !

L’auteur conscient des limites de son scénario et soucieux d’avoir la meilleure version possible de son travail, a accepté de le retravailler. Depuis, il organise régulièrement des lectures avec des comédiens vierges de son histoire et de ses modifications, afin d’affiner les derniers points du scénario. Notre mission si nous l’acceptons, c’est d’écouter George nous lire son script et scène après scène, nous en débattons : « C’est plutôt convaincant ici », « Pas très drôle cette vanne » ou encore « Il nous manque un truc ». Nous nous devons d’être le plus honnête possible et dans le détail.

Je me prends au jeu assez facilement. Il faut dire que je suis une ex-journaliste qui adore écrire et qui a fait des études de littérature moderne. (Qui s’en fout ?) Bref, ça m’éclate et je me surprends à jouer, improviser sur le texte et surtout à me l’approprier. La séance se termine et l’histoire aurait pu s’arrêter là, sur une jolie après-midi d’hiver aussi créative que réconfortante.

Intérieur Nuit – Dans le RER qui ramène Pauline chez elle, son téléphone sonne.

– « Allô Pauline, C’est George ! »

Il veut me remercier d’être venue, d’avoir échanger sur son travail et d’y avoir pris goût. Il ajoute qu’il m’a trouvé très juste et pertinente (Il m’a dit un tas d’autres trucs cool que je garde secret sinon les méchants diront qu’en faite je suis restée sur mon canapé ce jour-là). Anyway, il ne veut pas que l’histoire s’arrête là et veut qu’on continue de bosser ensemble. Il a besoin de mon regard neuf sur le scénario pour l’aider à le peaufiner une dernière fois avant la nouvelle présentation à l’actrice et au distributeur. « Quoi ? Moi ? Pauline ? » A priori, c’est bien de moi dont il s’agit même si j’essaie de le convaincre de changer d’avis.

Pauline : « Tu sais moi j’écris des billets d’humeur, pas des films »
George : « Pas grave, je vais t’apprendre parce que tu as un vrai don pour ça »

Depuis, nous nous sommes revus pour travailler. Des séances aussi épuisantes que passionnantes durant lesquelles j’ai donné vie aux scènes et aux personnages qui n’étaient vivants que dans l’imagination du scénariste jusqu’alors. Pendant plusieurs heures, j’ai joué seule tous les rôles du film pour chercher de nouvelles versions possibles, des interprétations différentes et aussi pour rendre les dialogues plus riches. Ce fut une expérience à la fois surréaliste et très excitante où j’ai compris que le stylo et l’imagination du scénariste n’étaient pas seuls maîtres du jeu. Avec George, j’ai commencé à apprendre à écrire de vrais scripts mais j’en ai encore plus appris sur mon jeu de comédienne. Le scénario du film est quant à lui, désormais prêt à voler de ses propres ailes. J’espère avoir l’occasion de vous donner plus de détails le jour où j’aurai l’immense plaisir de le voir prendre vie sur grand écran. D’ici là, n’ayez pas peur de repousser vos limites et de vous laisser surprendre par la vie !

Crédit Photo : Guillaume Dambreville

Pas besoin d’être comédien pour connaître la galère du CV. T’es diplômé mais tu manques d’expérience et personne ne veut de toi ? T’as beau crier sur tous les toits que t’es le meilleur et que le job est pour toi, tu ne comprends pas pourquoi personne ne veut t’accorder sa confiance ? Bienvenue dans le monde impitoyable et ennuyeux des adultes où ton petit sourire ravageur ne suffira plus. Oui aujourd’hui, il faut convaincre alors même que tu ne demandes que ça. Convaincre avec un CV plus long que ton petit bras d’étudiant fraichement diplômé. Les recruteurs ne veulent plus prendre de risques et les directeurs de casting/réalisateurs/producteurs non plus.

Ce que l’on comprendrait aisément si l’on briguer un mandat à l’assemblée nationale ou plus sérieusement un CDI comme Directeur Commercial dans la grande distrib’. Mais quand tu postules à une offre d’assistante de communication payé au SMIC après un Bac+5 et qu’on te demande d’avoir déjà fait des preuves comme chef de projet marketing avant, t’es au bord de l’implosion. Il en est de même pour les comédiens. Si l’on autorise volontiers à Spielberg ou Besson de faire des caprices quant au choix de leurs vedettes, on manque de brûler vif les étudiants qui exigent un CV + une bande démo pour tourner dans leur court-métrage de 1ère année. « Participation bénévole » bien sûr et tu peux te brosser pour espérer récupérer de super images pour ta bande démo.

Bon comme on ne peut pas vraiment les brûler vif et qu’un CV est forcément utile, je vais vous apprendre aujourd’hui comment bien rédiger son CV de comédien surtout lorsque l’on débute et qu’on a pas grand chose à y mettre.

6 ETAPES POUR REDIGER VOTRE CV

    1. Précisez simplement vos coordonnées
      – Nom, Prénom
      – Adresse
      – Contact : Numéro de téléphone + Mail
      – Votre site internet + Réseaux sociaux (Si vous avez un compte FB où vous détaillez le récit de votre dernière cuite, oubliez de le mentionner !)
      – Numéro de congés spectacles pour les intermittents + le nom de votre agent (Si vous avez la chance d’en avoir un)
    2. Mentionner vos mensurations précises
      – Taille, Poids
      – Tour de tête, Tour de cou
      – Tour de taille, Tour de hanches
      – Tour de poitrine + Taille vêtements
      – Pointure chaussures
    3. Glissez vos plus belles photos
      Inutile de balancer tout votre book. L’idéal c’est de glisser une photo en portrait et une en pied. Mon astuce : une bande verticale contenant 3/4 petites photos dans la colonne de gauche.
    4. Formation Artistique
      C’est pas qu’on se fiche de savoir que vous avez fait un bac littéraire mais enfaite si. On veut savoir ici quelle formation artistique tu as suivi, sous entendu « reconnue comme professionnelle ». Tu peux y ajouter aussi, les stages et autres ateliers spécialisés.
    5. Expériences Professionnelles
      Si vous avez de l’expérience, ajoutez une nouvelle catégorie juste après « Formation Artistique ». A l’intérieur, on aimerez y lire vos expériences professionnelles en matière de cinéma, télévision, théâtre ou encore publicités. N’hésitez pas à noter les rubriques précédemment citées au lieu du traditionnel « Expériences professionnelles ». Notez-les dans un ordre chronologique pour chaque catégorie, les plus récentes en premier en mentionnant par exemple le titre du film, le nom du réalisateur et le personnage que vous avez interprété (si ce dernier est important). Oubliez votre expérience de figuration dans le dernier clip de La Fouine, les professionnels n’en sont pas fans. Enfin si le projet auquel vous avez participé a reçu une nomination ou un prix, inscrivez-le !
    6. Langues et Informations complémentaires
      Il est important de savoir pour les directeurs de casting, si vous parlez plusieurs langues et surtout si vous pouvez jouer dans ces langues. Attention : Parler anglais et Acting in english sans accent sont deux choses très différentes. Encore une fois, restez fidèle à vous-même et à ce que vous savez faire pour ne tromper personne. Dans cette rubrique, vous pouvez aussi ajouter vos autres talents de type : animation, jonglerie, danse classique, etc …

 

Remarques : Si vous deviez ne retenir qu’une seule chose c’est que votre CV doit vous représenter VOUS. Inutile d’en faire des tonnes et de s’inventer de super rôles, on se rendra vite compte de la supercherie !
Sur la forme, n’allez pas vers quelque chose de trop original, allez à l’essentiel. C’est vous et votre expérience qui plairont aux directeurs de casting, pas le petit clapet de cinéma que vous avez mis en à droite pour décorer. Et le tout en une page max !
Enfin, n’oubliez pas de le mettre régulièrement à jour … D’ailleurs, je vous laisse car il est temps pour moi de retravailler mon CV !

 

Mon année 2016 a été ce qu’elle a été avec UN événement majeur, celui qui m’a amené à quitter mon emploi de Responsable Communication sans le vouloir. Une rupture à l’amiable comme ils disent, sauf que le Patron était plus d’accord que moi. Précipitée dans le monde merveilleux du chômage et de la crise à l’emploi, j’ai pris cet événement comme une opportunité à saisir plutôt que de déprimer sur mon canapé et de ressasser mon amertume. Je savais qu’il faudrait que je me libère du temps tôt ou tard pour donner une chance véritablement à ma carrière de comédienne. Ce moment venait d’arriver certes plus tôt que prévue, et je me suis lancée.

De cette folle initiative est née mon blog, la suite, vous la connaissez ! 

Ce que je garde de 2016, ce que j’invente pour 2017 !

Il y a les résolutions que je vais prendre pour mon bien et les mauvaises que je vais garder parce qu’elles me rendent heureuse aussi.

En 2017, je vais continuer à manger des burgers et trainer les pieds pour aller au sport. Je passerai le week end sous la couette à abuser de Netflix au lieu d’aller voir la dernière expo à la mode. Je parlerai toujours plus fort que les autres en soirée aussi et je ne m’empêcherai toujours pas de monter sur la table avec une bouteille de champagne pour danser. J’irai encore plus au bout de mes rêves. Mes rêves de cinéma et de Luc Besson. PARCE QUE C’EST MOI. En 2017, je garde aussi l’option TÊTUE FLEMMARDE et mon PRINCE CHARMANT. Bah oui, j’ai pas attendu après lui toutes ces années pour le laisser filer ! Je vais aussi faire en sorte d’accorder plus de temps aux gens que j’aime. Je me laisse souvent happée par le tourbillon du quotidien sans prendre le temps de me poser cinq minutes pour passer un coup de téléphone. Ne plus subir son emploi du temps mais apprendre à le gérer. S’ORGANISER. Mettre de l’argent de côté pour s’offrir le premier beau voyage de ma vie. Arrêter de tout remettre au lendemain. M’accorder du temps aussi. Prendre le temps de LIRE et d’ECRIRE. Vous RACONTER toujours plus d’histoires. Faire grandir ce BLOG que j’aime déjà tellement.

Cette année ou jamais MA TÊTE AU CINEMA
Je veux améliorer MON ANGLAIS et LA GESTION DE MON BUDGET
Je vais passer plus de temps AVEC CEUX QUI LE MERITENT
Je vais réussir à ALLER AU BOUT DE MES RÊVES
Jamais au grand jamais JE NE CHANGE !

N’oubliez jamais de devenir qui vous êtes !

Je sais ce que vous allez me dire. Vous avez déjà lu mille fois ce qui va suivre ! A chaque nouvelle année, ces paroles de chanson de l’incroyable Jacques Brel sont recyclées et je comprends pourquoi. (Re)Lisez-les avec attention. On y parle de rêves, de passions, de respect d’autrui et d’optimisme même dans la défaite.

A tous, je vous souhaite une année 2017 à votre image avec son lot de bonnes et de mauvaises surprises. Acceptez de vous laisser surprendre et profitez de chaque jour. Plus que jamais, entourez-vous des gens que vous aimez et qui vous aiment pour ce que vous êtes. Laissez tomber tout le reste. Et ne perdez jamais de vu qu’il faut se fixer des objectifs à atteindre pour rythmer son quotidien et se sentir fier. Douter, échouer, recommencer. C’est important.

Peace and Love,

Pauline

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer, et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil, et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

 

Crédits Photo : Guillaume Dambreville  

Cette semaine, j’avais envie de vous proposer un contenu un peu différent en vous parlant de mon coup de coeur de la semaine. ‘La Nuit Rebelle’, un film, un réalisateur, une rencontre que j’ai faite il y a quelques jours et que je ne manquerai pas de vous raconter puisque l’histoire ne fait que commencer.
Pour l’heure, parlons de ces quatre gamines et de ce qu’elles ont dans le ventre. 

‘La Nuit Rebelle’, qu’est ce que ça raconte ?

Trois jeunes adolescentes découvrent que la fabrique de biscuits où leurs parents travaillent va bientôt être délocalisée en Roumanie. Armées d’un pistolet emprunté à un grand-père qui a fait de la Résistance, elles kidnappent la fille du patron, une gamine de leur âge, pour qu’elle les conduise jusqu’au bureau de son père. Elles veulent savoir si leurs parents sont sur la liste des ouvriers qui doivent se faire licencier. Dans la nuit du samedi au dimanche, elles s’introduisent dans l’usine déserte et se réfugient avec leur otage à l’intérieur d’une vaste remise remplie de cartons de biscuits. C’est là que tout va se jouer.

Moi adolescente, je regardais « 4 filles et un jean » alors qu’aujourd’hui, ça ressemble plutôt à « 4 filles et un flingue ». Dis comme ça, ça peut paraître flippant mais voilà ce que raconte vraiment le film. La société est en constante mutation et la crise économique que connait notamment les petites entreprises depuis quelques années, n’a épargné personne. Pas même les gamines qui à l’âge d’enfiler des perles et de se gaver de chips au paprika à l’heure du dîner, préfèrent prendre les armes pour défendre l’honneur et le travail de leurs parents. Loin de toute insouciance mais avec cette spontanéité folle qui caractérise l’adolescence, les 4 filles vont tout mettre en œuvre pour sauver leur monde avant qu’il ne s’écroule.

Cette bataille qui se déroule en huis clos pourrait être sombre et violente, c’est tout le contraire. Elle est violente par sa luminosité. Celle de ces quatre jeunes filles (Sofia LESAFRE, Elsa et Léa LEVIANT, Mona HACKEL) d’abord qui ne sont pas réellement comédiennes mais qui ont su trouver dans leur jeu, une justesse et une vérité percutante. Elles sont à la fois touchantes et drôles, tristement rayonnantes dans cette petite remise éclairée à la lumière industrielle. C’est pour moi le secret de ce film sans prétention qui par son rythme dynamique et ses dialogues très justement pensés, frappe avec force le spectateur qui le regarde.

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Entretien avec Michel Léviant

Comment vous est venue l’idée de tourner ce film ?

« Initialement, La Nuit Rebelle n’était pas destiné à devenir un film, » continue Michel Léviant. « Au départ, mes deux plus jeunes filles – douze et quatorze ans – et deux de leurs copines m’avaient demandé de leur donner des cours de théâtre. Tous les samedis, on se réunissait chez moi, pour le simple plaisir de s’amuser ensemble en inventant des histoires. Faute de dénicher une pièce de théâtre avec quatre rôles de gamines, on a décidé d’en écrire une nous-mêmes ».

Et après ?

« Je me suis dit qu’il valait en faire plutôt une captation, histoire qu’elles puissent garder plus tard un souvenir de cette belle aventure. En cours de route, des producteurs ont été séduits par mon scénario, et voilà que je me suis retrouvé à réaliser un vrai film ! »

Pourquoi un huis clos ?

« En faisant le pari d’un huis clos avec quatre fillettes, je savais qu’il me faudrait me contenter d’un budget modeste. Sinon, le temps de trouver le financement, mes jeunes comédiennes auraient grandi et j’aurais dû les remplacer ! La Nuit Rebelle s’est tourné dans l’urgence, dans une économie de court métrage, où la passion de chacun a heureusement compensé le manque de moyens. Au lieu de vivre cette urgence comme une limitation, j’en ai fait un atout. Elle traduit l’urgence des gamines dont je raconte l’histoire : elles savent qu’elles ont la nuit pour sauver le travail de leur parents, avant que les camions n’arrivent pour embarquer les machines. »

Il y a une grande jeunesse dans votre film et pas seulement parce que les comédiennes sont jeunes mais aussi par la façon de filmer.

« En 2007, j’avais écrit un long-métrage, Sous les Bombes, sur l’intervention israélienne au Liban, » me raconte Michel Léviant, « Primé dans desfestivals de cinéma un peu partout dans le monde, ce film a représenté le Liban aux Oscars. A Venise, on a eu le Prix des Droits de l’Homme, ce dont je ne suis pas peu fier. Mais j’ai été encore plus heureux qu’on ait aussi décroché le Prix du Jeune Cinéma, alors que je venais d’inaugurer ma carte Senior pour venir en train de Paris. C’est sans doute pour cette raison, alors que je vais gaillardement sur mes 70 ans, que j’ai eu envie de faire un film de jeune homme, comme si je sortais à peine d’une école de cinéma ».

lanuitrebelle

PROJECTIONS EXCEPTIONNELLES

Tourné dans des circonstances insolites pour un long métrage de cinéma, par de vieux passionnés qui jouent à redevenir des étudiants. -N’est-ce pas ça le secret du jeu de l’acteur ?- Jouer, pour de vrai. S’amuser et s’émerveiller à faire un nouveau film comme si on avait 20 ans et que c’était son premier ? C’est évidemment aussi pour sa démarche artistique et son humilité que j’ai aimé ce film.

Vous l’aurez compris, ce film est unique tant par son histoire que par sa conception. Il en est de même par conséquent, pour sa sortie en salles qui ne se fera pas dans les mêmes conditions que le dernier Ron Howard. Pour avoir la chance de le voir sur grand écran et je sais que plusieurs de mes amis cinéphiles seront intéressés, il faudra vous rendre au mythique cinéma Saint André Des Arts. La Nuit Rebelle y sera projeté tous les jours sauf mardi, du 14 au 26 décembre, ainsi que les mardis 3 et 10 janvier 2017.
Info à ne pas manquer : Chaque séance sera suivi d’un débat avec le réalisateur Michel Léviant.

Sans plus attendre, découvrez la bande-annonce de mon Coup de Cœur de la semaine :

To be continued … sur Facebook : La Nuit Rebelle

 

En ce moment, c’est la fête du casting. Du casting, en veux-tu en voilà ! J’ai de la chance, les étudiants en réalisation ont repris leurs projets et je compte bien en faire partie au maximum.

OBJECTIF : BANDE DEMO

Comme vous le savez, je ne suis qu’au début de ma carrière de star et qui dit début, dit galères. Parce que mon père ne s’appelle pas Gérard Depardieu, je dois faire tout ce qui est en mon possible pour me faire remarquer. Ça commence par avoir une bande démo convenable.
Pour ceux d’entre vous qui ne savent pas ce qu’est une bande démo, je vous invite à faire comme tout le monde et à taper votre recherche dans Google. J’y reviendrai plus tard mais pour résumer : Une bande démo, c’est un montage vidéo de toutes tes expériences filmées (courts-métrage, films, publicités, télévision, … ) qui doit te permettre de convaincre l’équipe de te recevoir en casting. Parce que oui, dès que tu veux toucher à de vrais projets professionnels, le book photos ne suffit plus.
Bref vous l’aurez compris, c’est méga supra important et c’est devenu aujourd’hui mon objectif numéro 1. L’avantage avec les étudiants, c’est qu’ils se fichent de votre CV puisque vous travaillez gratos et que vous récupérez les images très rapidement. Parfait dans mon cas de figure ! Comme toujours, je divague mais revenons à ce qui nous intéresse ici.

Comment se préparer à réussir son casting

Je disais donc qu’en ce moment, je décroche pas mal de castings et ça c’est déjà une super nouvelle ! Environ 2 à 3 par semaine depuis le début du mois de novembre. Est-ce que depuis le lancement de mon blog, je me sens pousser des ailes ? Probablement. En tout cas, je suis sur une bonne lancée et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.

Qui dit CASTING, dit TRAVAIL. Beaucoup de travail. [Enfin, on y vient !] Ceux qui y vont au talent comme moi (avant), se trompent sur toute la ligne. D’ailleurs, j’ai vécu des débuts très difficiles à l’exercice du casting et je pense que c’est parce que j’y allais un peu trop à l’arrache. Alors que le secret selon moi, c’est justement d’être aussi bon que si vous deviez tourner la scène dans la foulée. Le directeur de casting doit voir en vous le personnage en action et pas l’acteur qui tente de jouer à être. Votre proposition de jeu doit être subtile et pertinente, engagée et percutante. Ensuite, vous devez faire preuve de suffisamment d’habilité pour reproduire avec justesse, les indications de jeu du directeur de cast et lui montrer que vous êtes capable de toujours plus.
Traduction : Impossible d’arriver les mains dans les poches. Il faut bosser son texte, construire son personnage, travailler sur une proposition. BLA BLA BLA. Y’a pas à dire, je suis balaise lorsqu’il s’agit de l’écrire mais alors pourquoi je suis incapable de le faire . Je veux dire : me concentrer plus de 5 minutes pour bosser un casting ?

Comment je me prépare vraiment à un casting

Parce que moi dans la réalité, ça ressemble plutôt à :

J’ai un casting dans 3 jours ? LAAAAAARGE. J’ai le week end pour bosser / Quoi ? C’est demain ? Déjà ?!! -Oui, à 17h30. / Ah ouf, j’ai le temps de bosser demain, avant quoi. Mais pour l’heure, c’est McDonald’s et Homeland après la traditionnelle séance de sport du dimanche soir. / Bah quoi ?
Le lendemain : le réveil sonne à 9h. 9h30. 10h. 10h30. 11h. Bon, ça va je me lève ! / DRIIIIIIING / « Allô Pauline, ici la maman de Pia. Est-ce que tu pourrais venir la garder de 12h à 16h ? » / Moi : « Ouiii, bien sur ». / Mais t’es con ou quoi ? Et ton casting, tu le bosses quand ? En plus, t’as rendez-vous à 15h30 au dentiste. Aah, tu l’avais oublié celui-là. Et paf, dans tes dents la feignante ! / Du caaaaalme ! Il me faut du calme pour m’organiser. / T’organiser ? Mais depuis quand, tu connais ce mot Pauline ? / Oh et puis merde, de toute façon je vais le rater comme à chaque fois (MODE PARANO ACTIVÉ).
Alors on change rien, ce sera Babysitting-Dentiste-Casting sinon rien.

LE JOUR J

Parlons-en de ce casting justement. Il s’agit d’un projet étudiant de l’école 3IS qui doit écrire, réaliser et monter une web série. Le rôle pour lequel j’auditionne est l’un des personnages principaux. L’enjeu est donc de taille ! D’autant plus que le personnage est cool, le projet aussi ambitieux que délirant et que ça me permettrait, en plus d’avoir une belle expérience de tournage, d’avoir pas mal de nouvelles images pour ma fameuse bande démo.  Et même avec tout ça, j’arrive pas à me mettre à bosser. C’est dingue quand même !
Alors, il n’y a pas de secrets. Quand je suis arrivée, j’ai improvisé et par chance, c’est ce qu’on m’a demandé. J’avais quand même bien lu la fiche personnage et c’était pas très éloigné de moi alors je l’ai fais et devinez quoi, ça a marché ! Mais attention, faites ce que je dis pas ce que je fais parce que l’improvisation, ça ne marche pas à tous les coups. D’ailleurs, j’ai bien cru avoir foiré mon audition mais faut croire que l’équipe a vu quelque chose en moi qui leur plaisait.

Parfois, ça se joue à trois fois rien mais dans le doute, mieux vaut s’en tenir au plan initial. Je répète : On s’en tient au Plan A la prochaine fois !

Crédits Photo : Guillaume Dambreville